LES CHOSES QUE J'AURAIS VOULU SAVOIR AVANT DE ME LANCER
Commencer son propre business est l'une des aventures les plus excitante à vivre pour tout qui possède un esprit entrepreneurial. Cependant, comme la plupart des choses que l'on fait pour la toute première fois, on apprend en général en faisant des erreurs.
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Les choses à savoir avant de se lancer

Les choses que j’aurais voulu savoir avant de me lancer

Commencer son propre business est l’une des aventures les plus excitante à vivre pour tout qui possède un esprit entrepreneurial. Cependant, comme la plupart des choses que l’on fait pour la toute première fois, on apprend en général en faisant des erreurs. Dans cet article, je partage avec toi les principales leçons tirées de celles-ci à ce stade du développement de mon projet.

Quand on commence, on fait beaucoup d’erreurs et on perd du temps, de l’énergie et parfois même de l’argent. Pour ma part, et même si j’ai été accompagnée par une coopérative d’activité lors de la préparation de mon projet (lire l’article ici), j’ai tout de même dû faire face à de nombreux obstacles et à énormément d’imprévus.

 

 

S’il est évident que chaque expérience entrepreneuriale est bien différente et que nous ne devrons pas tous faire face aux mêmes challenges au cours de la création de nos activités, je te propose tout de même une petite liste des principales leçons apprises depuis que j’ai décidé de lancer mon projet EKKO STUDIO.

1. Savoir se vendre

Ça commence bien ! Lors de mon tout premier rendez-vous client, je n’étais vraiment pas sûre de mon coup. Alors quand on m’a posé la question toute simple: « Qu’offrez-vous exactement comme services ? », je me suis décomposée intérieurement.

 

 

Bien sûr, j’avais une idée précise de ce que je faisais, mais devoir l’expliquer en quelques mots -là, tout de suite- face à mon premier client potentiel et être convaincante, relevait du défi. Je devais me vendre, donner envie à cette personne de travailler avec moi, de payer pour ce que j’avais à lui offrir. N’étant pas la reine de la confiance en moi (j’y travaille), autant dire que cet exercice live n’a pas été simple à gérer pour moi et que le pitch livré ce jour-là ne restera pas dans les anales.

 

 

Savoir se vendre est difficile pour beaucoup de gens, surtout quand on commence, mais c’est essentiel et même vital si tu veux espérer pouvoir vivre de ton activité. Je dis savoir SE vendre car, à mes yeux, si on est capable de se vendre soi et son expertise, on sera capable de vendre ses produits. En effet, sur un marché souvent saturé, rares sont les (aspirants) entrepreneurs qui proposent des choses 100% originales et nouvelles. Il est donc très probable que d’autres personnes vendent exactement les mêmes produits ou les mêmes services que toi et c’est précisément là que ta personnalité fera la différence.

 

 

Il s’agit ici de cultiver l’art de l’assurance et de la confiance en toi pour convaincre ton client potentiel de te confier son projet. Les difficultés à savoir se vendre sont souvent liées au fameux « syndrome de l’imposteur », à propos duquel j’ai écrit un article détaillé que tu peux lire ici.

2. Ne pas commencer avec des prix trop bas

Parler d’argent, pour beaucoup de gens, est un exercice relativement désagréable. Alors quand il s’agit de fixer et de négocier ses prix avec un client, on peut vite perdre ses moyens et la notion des prix justes. Quand j’ai dû proposer un prix à mon premier client, je n’avais aucune idée de combien je devais/pouvais demander. Plutôt que de penser à un taux qui me convenait à moi, la seule chose qui me venait à l ‘esprit était:

J'espère qu'il ne va pas penser que c'est trop cher !

WHAT ?! Mais qu’est ce que j’avais en tête ? Évidemment, j’ai proposé un tarif dérisoire et, la collaboration continuant encore aujourd’hui, je suis « coincée » avec ce prix ridicule que je vais devoir renégocier (beurk).

 

 

 

Mes conseils pour t’éviter cette situation sont les suivants:

 

 

• Pense à un prix juste pour TOI en fonction du nombre d’heures que tu penses investir dans la réalisation du projet et multiplie-le en fonction du prix que tu estimes correct. Pour avoir une idée des prix pratiqués dans ton domaine, tu peux poser la question à des connaissances qui font la même chose que toi, demander un « devis » à une personne qui fait ce que tu fais pour avoir une idée de ses tarifs ou encore chercher sur internet (attention à bien sélectionner tes sources).

 

• Si tu choisis de pratiquer des tarifs bas sous prétexte que tu commences (lire mon article « Comment surmonter le syndrome de l’imposteur« ), discutes-en bien avec ton client AVANT et explique-lui qu’une renégociation pourra avoir lieu a posteriori (à déterminer avec lui).

 

• Si ton client te demande de pratiquer un prix que tu estimes trop bas, négocie ! Si la négociation n’aboutit à rien, envisage de laisser tomber ce client. Même si -surtout au début- refuser un client semble être un sacrilège, sache qu’il vaut mieux moins de clients qui paient bien qu’un grand nombre de clients qui paient mal.

 

• Par rapport au point ci-dessus, une fois que tu as proposé un prix qui te semble correct pour la tâche à réaliser, ne le baisse pas. Si ton client te demande un rabais, tu peux négocier la nature du travail mais pas le prix car cela risquerait de te décrédibiliser (« Allez, parce que c’est vous je baisse de 150 euros pour cette-fois » = pas professionnel). Tu travailles beaucoup et de manière rigoureuse, tu offres des services et des produits de qualité, tu t’investis et vises l’excellence, si le client voit qu’il peut te faire baisser ton prix comme il le souhaite, il le refera et tu auras plus de difficultés à augmenter tes tarifs par la suite.

3. Tout mettre par écrit, ne rien supposer

Rédiger un devis n’est pas toujours évident, mais c’est essentiel. Sache que tout ce qui est décidé oralement, ne vaut rien juridiquement parlant (« Il me l’avait pourtant promis au téléphone » = NUL).

 

 

La base d’une bonne collaboration avec un client est la communication et dans ce contexte, il est primordial que tout soit bien clair AVANT de commencer à travailler. Un devis complet et bien établi te protégera et permettra au client de savoir exactement pour quoi il paie, évitant ainsi tout malentendu.

 

 

 

Quelques conseils:

 

 

• Décris la commande du client en détails et la partie dont tu te chargeras. Par exemple: en graphisme, je vais mentionner à tel client que l’impression n’est pas comprise et que c’est donc à lui de s’en charger. Cela peut sembler bête mais supposer que ça coulait de source ou que le client le savait est une erreur.

 

• Mentionne des conditions générales dans ton devis afin, ici aussi, de préciser la collaboration, d’établir des « règles » de base et de te protéger.

 

• Attends d’avoir reçu le devis signé pour commencer à travailler. Certains clients te confirment par téléphone qu’ils acceptent ton devis. C’est très bien, mais demande-leur de te renvoyer le document complété et signé (par voie postale ou par e-mail) car c’est la preuve de votre collaboration et en cas de litige, ce papier te sera utile.

4. Avoir un site internet, soigner son identité visuelle

Quand j’ai commencé, j’hésitais encore entre deux noms pour mon projet et très vite, je me suis rendu compte qu’il me fallait une « vitrine », un moyen de montrer ce que j’avais à offrir. C’est en général là que les choses se compliquent un peu car pour créer le site de ton activité, un besoin en entraîne un autre:

 

 

 

• Il te faut tout d’abord un nom de domaine or, trouver un nom qui te représente tout en étant original et disponible, n’est pas une mince affaire (dans cet article, je te donne des pistes pour trouver un nom idéal pour ton projet).

 

• Quand tu auras trouvé le nom de domaine idéal, il est probable que tu aies besoin d’un logo personnalisé (et pour ça, je peux t’aider !)

 

• Une fois ces éléments mis en place, il faudra choisir la plateforme sur laquelle tu vas créer/faire créer ton site (WIX, WordPress,…) et commencer le design/la structure de ce dernier (ici aussi, je peux t’aider à créer un site digne de ce nom !)

 

• Bien entendu, à partir de là, tu auras besoin de textes et d’images de qualité pour expliquer et illustrer tes services et tes produits. Pour les photos, je te conseille vivement les services du photographe Bernard de Keyser avec qui j’ai eu l’occasion de travailler.

 

• Une fois tout cela réalisé, il est fortement conseillé de lier ton site à des pages sur les réseaux sociaux les plus adaptés à ton projet, tu devras donc créer lesdites pages correspondantes

 

• Lorsque tu auras créé ces pages, il te faudra les alimenter très régulièrement et établir une stratégie de communication efficace. Si tu as besoin d’aide, je te conseille de contacter Fabien Leroy, spécialiste et coach en réseaux sociaux.

 

 

 

NB: En parallèle au site, il sera également nécessaire de créer des cartes de visite originales afin de pouvoir développer un réseau de contacts le plus vite possible.

 

 

Comme tu le vois, l’élaboration d’une identité visuelle solide prend du temps. C’est souvent la première chose que tes clients potentiels iront consulter et sur base de laquelle ils se feront une première impression de toi et de tes services. Si tu n’es pas encore lancé(e), prévois donc un certain temps pour organiser toute ta com’ visuelle ou fais appel à quelqu’un qui pourra t’aider à développer cette dimension indispensable de ton activité.

5. Gérer l’aspect administratif et toutes les tâches connexes

Pas très drôle tout ça, mais tellement important. Avant, quand on me parlait de factures, de notes de frais, de TVA, j’avais une fâcheuse tendance à aller me cacher.

 

 

Malgré tout, « l’adulte » que je suis a dû finir par admettre qu’il s’agissait d’un aspect nécessaire, et même plutôt CAPITAL de mon activité.

 

 

En fait, c’est la base. Si tu ne prends pas soin de toute la « paperasse »; de tes documents financiers à tes devis, en passant par tes notes de frais, tu risques de rencontrer des problèmes tôt ou tard. Une simple farde exclusivement consacrée à ton activité et bien compartimentée te permettra déjà d’y voir plus clair. À partir de là, je te conseille d’y intégrer tous les documents ayant un rapport de près ou de loin avec ton projet.

 

 

 

Quelques conseils d’une wanna-be reine de l’organisation:

 

 

• Conserve une copie de TOUS les papiers administratifs que tu envoies.

 

• Consacre une demi journée (ou ce qui te semble nécessaire) à mettre de l’ordre dans tes documents administratifs et à organiser ta comptabilité. Si tu as besoin d’aide pour gérer cet aspect, demande à ton entourage, à d’autres amis qui se lancent, à des entrepreneurs aguerris, à ton coach si tu es en coopérative d’activité ou regarde éventuellement sur internet.

 

• Suis des formations, il y en a régulièrement qui abordent des thèmes relatifs à l’organisation entrepreneuriale (à Bruxelles: http://www.1819.be/fr/agenda), tu pourras alors poser toutes tes éventuelles questions (et te sentir moins seul(e) 😉 ).

 

 

Je pense avoir évoqué mes principales « leçons » mais comme j’en apprends tous les jours, je suis sûre que cet article aura une suite tout bientôt.

De ton côté, n’hésite pas à me faire part de tes expériences et de tes conseils. Pour conclure, je résumerais en disant que l’entrepreneuriat (au début en tout cas) c’est:

15% de choses que tu adores faire et 85% de marketing, de gestion de l'aspect administratif et financier, de ventes, de négociations, de stratégies et de réponses à des e-mails mais 100% d'apprentissage et de satisfaction au bout du compte.

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