LA LIBERTÉ DE L'ENTREPRENEUR
Malgré les journées parfois ponctuées d'un stress intense, les revenus -au début en tout cas- beaucoup moins élevés et le nombre incalculable d'heures de travail, un grand nombre d'entrepreneur(e)s affirment être heureux d'avoir pris la décision de lancer leur propre activité.
Liberté, Entrepreneur, Entrepreneuriat, Business
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La liberté de l’entrepreneur

Malgré les journées parfois ponctuées d’un stress intense, les revenus -au début en tout cas- beaucoup moins élevés et le nombre incalculable d’heures de travail, un grand nombre d’entrepreneur(e)s affirment être heureux d’avoir pris la décision de lancer leur propre activité. Leur motivation ? La liberté. Qu’en est-il vraiment ?

Avant de me lancer, j’avais une idée préconçue des entrepreneur(e)s et de la vie qu’ils/elles avaient choisi de mener. Je m’imaginais une vie stressante, parsemée d’obstacles et relativement instable, financièrement parlant surtout.

 

 

Si l’idée de me lancer moi aussi me trottait dans la tête depuis un moment déjà, je n’avais jamais eu le cran de me jeter à l’eau, paralysée que j’étais par toutes les apparentes complications qu’un tel choix pourrait engendrer. Afin de savoir réellement à quoi m’en tenir, je suis donc partie à la rencontre de personnes qui avaient un jour décidé de lancer leur projet.

 

 

Si mes doutes se sont bien vus confirmés, la vie d’entrepreneur(e) étant loin d’être simple tous les jours, j’ai rapidement identifié un point commun à toutes ces personnes: elles étaient satisfaites de leur emploi, épanouies et même parfois carrément heureuses (oui, oui !).

 

 

Alors c’est bien beau tout ça, mais quel est le secret de cette motivation à toute épreuve ? Qu’est ce qui pousse ces gens inspirés à continuer, à persévérer, à ne pas se décourager malgré tous les aspects relativement compliqués inhérents à la vie qu’ils avaient choisie ? En interrogeant les personnes en face de moi, et parmi la variété de réponses apportées, un élément revenait systématiquement:

LA LIBERTÉ

La liberté d’entreprendre, la liberté d’agir, la liberté de décider, la liberté de pouvoir créer, cette liberté qui donne des ailes et l’envie de se lever le matin pour aller travailler (sur la table de son salon).

 

 

Si je pouvais concevoir cette idée de « liberté » professionnelle, ce n’est qu’une fois moi-même lancée que j’ai réellement compris toute la signification de cette nouvelle réalité…et de ses implications (parfois moins simples à gérer !).

 

 

Lorsque l’on passe du statut de salarié à celui d’entrepreneur(e), j’ai l’impression que la liberté peut être perçue et vécue de deux façons différentes: soit comme une libération totale, soit comme une nouvelle dimension tétanisante. Que faire ? Comment le faire ? Par où commencer ? Un millier de questions, peu de réponses, un doute qui s’installe.

 

 

Pour ma part, je suis vite passée du 1er au 2ème cas de figure. Ainsi, après quelques semaines de profonde euphorie, s’en est suivie une période de relative angoisse. J’ai finalement décidé de me faire aider par une coopérative d’activités (lire mon article ici), ce qui m’a permis de poser mes questions, d’être accompagnée et, surtout, de gagner en confiance vis-à-vis de mon projet.

 

 

Petit à petit, j’ai alors commencé à apprivoiser cette liberté professionnelle soudaine et à l’apprécier à sa juste valeur.

1. La liberté de faire des choix

Quand on commence, on manque souvent de repères, on ne sait pas exactement comment s’y prendre et on fait, tout naturellement des erreurs. Être libre, c’est aussi ça: pouvoir se tromper et assumer ses choix, seul(e).

 

 

Au tout début quand je me suis lancée, je n’avais aucune idée de comment faire les choses les plus simples et/ou les plus élémentaires: élaborer un devis, déterminer mes prix et savoir les justifier sans rougir, négocier un contrat avec un client ou encore dire « non » face à un projet vis-à-vis duquel je ne suis pas à l’aise (lire mon article « L’importance de savoir dire non à un client »).

 

 

J’avais une fâcheuse tendance à dire « oui » à tout et à ne savoir que choisir. Pour chaque situation, une multitude d’options possibles et cela me paralysait. J’avais tout d’un coup le choix de fixer tel prix, d’accepter tel travail, d’en refuser un autre ou de travailler dans l’urgence. Je devais décider -souvent vite- et agir en cohérence avec mes choix.

 

 

Or, comment savoir ce qui est juste, ce qu’il faut faire et comment s’y prendre quand on vient de commencer ? Tout simplement en essayant et en partageant son expérience avec d’autres personnes. Chaque nouveau client est une nouvelle opportunité de tenter, de tester et d’affiner ses choix. Au fil du temps et des expériences, les choses qui me paraissaient auparavant insurmontables sont devenues plus simples à gérer et les choix à faire, par la même occasion, moins problématiques.

 

 

Bien entendu, à chaque choix sa/ses conséquence(s) et, en tant qu’entrepreneur(e), assumer ses décisions, surtout quand celles-ci s’avèrent ne pas être les meilleures, fait aussi partie du jeu. Cet aspect est bien entendu moins évident à gérer mais est néanmoins tout aussi bénéfique pour « l’apprentissage entrepreneurial« .

2. La liberté d’organiser son travail et son environnement

Quand on a toute la liberté de pouvoir s’organiser à sa guise, cela peut vite devenir un piège. En effet, si au début on se lève au petit matin pour se mettre au travail de bonne heure, cela peut très vite changer et le « je vais prendre de l’avance et m’organiser » peut rapidement se transformer en « oh, j’ai le temps, je le ferai demain ! ».

 

 

Être entrepreneur(e) c’est aussi organiser ses journées comme on l’entend et, chaque jour, je me rends compte de la chance inouïe que cela représente. Cependant, je pense aussi qu’il faut faire très attention à ne pas se laisser aller à la désorganisation, il est primordial de s’imposer une certaine rigueur, d’organiser ses horaires et de ne jamais perdre de vue ses objectifs.

 

 

Personnellement, je sais que je suis très productive le matin, je suis généralement pleine d’énergie et motivée à bloc, j’ai donc tout naturellement (essayé de) commencé(er) à me lever plus tôt pour pouvoir exploiter au mieux ma matinée. Afin de ne pas perdre mes objectifs de vue, je les note dans mon agenda la veille au soir ou le matin même sous forme de « to do list » dont je coche les cases au fur et à mesure de mon avancement (je n’ai pas honte d’avouer que je suis devenue accro au « cochage » de cases !). Cela m’aide non seulement à y voir plus clair, mais me permet également de garder une trace du travail réalisé (= très satisfaisant).

 

 

 

Liberté entrepreneur(e)

 

 

 

Quant à l’environnement de travail, si au début de mon « aventure entrepreneuriale », j’étais ravie de pouvoir bosser depuis la table de mon salon, je m’en suis relativement vite lassée. Outre le fait d’être seule, travailler depuis son domicile peut parfois s’avérer contre-productif, pour la simple et bonne raison qu’il est facile de se laisser distraire par un « truc à faire » ou l’envie soudaine de trier sa garde-robe !

 

 

En somme, j’aime beaucoup travailler de chez moi, mais parfois je ressens le besoin de sortir, d’être entourée de monde et c’est tout à fait normal.

 

 

NB: Actuellement, je dirais que 70 % de mon travail se fait depuis chez moi/espace de co-working et que 30 % a lieu à l’extérieur, soit sur le terrain (imprimeur, coopérative, partenaires…), soit en RDV clients.

 

 

 

 

Les solutions que j’ai trouvées quand je sens que j’ai besoin d’être entourée de gens sont les suivantes:

 

 

  • Me rendre dans un espace de co-working (il y en a plein partout et de plus en plus)

 

  • Appeler un(e) ami(e) entrepreneur(e) et travailler en sa compagnie

 

  • Aller me poser dans un café (avec prises de courant et wifi !) comme, par exemple, le Workshop Café ou le Contrebande à Ixelles (mais il y en a beaucoup d’autres et dans toutes les villes)

 

 

Il y a sûrement d’autres idées sympas pour ne pas être seul(e) (lire ici mon article « Gérer la solitude ») et si tu en as à partager, j’aimerais beaucoup les lire !

 

 

Enfin, je pense qu’il est avant tout important de se connaître et d’écouter son ressenti afin de savoir quand il est temps de bouger, d’arrêter, de s’y mettre.

 

 

Souvent, quand je travaille sur un projet conséquent, je me rends compte à un certain moment, que je ne suis plus productive, que je perds le fil, que je me disperse. Au lieu de m’arrêter, j’ai parfois tendance à insister, à rester « plantée » devant mon ordinateur et à m’obstiner au lieu de me lever et de sortir prendre l’air, d’aller faire du sport ou de rencontrer des gens pour remettre de l’ordre dans mes idées. Quand je décide finalement de m’arracher à ma chaise, je remarque qu’à tous les coups, je reviens boostée et 1000 fois plus inspirée.

3. La liberté, oui mais…

Entreprendre, c’est être libre. Oui, mais à quel prix ? Si je suis persuadée qu’entreprendre est le bon choix pour moi à ce stade de ma vie professionnelle, je comprends aisément que cela ne soit pas le cas pour tout le monde.

 

 

En effet, entreprendre et être libre c’est bien, encore faut-il avoir les épaules pour supporter tout ce que cela implique et se rendre compte de ses propres limites.

 

 

 

À titre personnel, si je devais résumer les constats qui marquent le plus ce début d’expérience entrepreneuriale, je mentionnerais les points suivants:

 

 

• Le salaire est variable et il ne tombe pas systématiquement chaque mois (bien sûr, ça je le savais, mais crois-moi, le vivre est une toute autre dimension…qui peut faire flipper un peu !)

 

Adios les congés payés et les horaires fixes

 

• Le patron, c’est le client (celui qui paie, celui qui doit être satisfait, celui qui est parfois bien lourd aussi)

 

• Le stress, la pression et les risques font partie intégrante de la vie d’entrepreneur(e)

 

• La passion est plus importante que l’argent (c’est la passion -et uniquement la passion- qui te mènera à l’argent et non l’inverse)

 

Planifier et s’organiser est essentiel et vital au développement de son activité

 

• Il faut régulièrement faire des choses que l’on aime moins (pour ma part: facturation, négociation de contrats, justification des prix…)

 

• Entreprendre c’est prendre énormément de décisions chaque jour qui auront des conséquences directes sur la rentabilité de son entreprise et donc, d’une certaine façon, sur sa vie (oui, oui !)

Ici, loin de moi l’idée de faire peur aux personnes qui souhaitent se lancer, moi je l’ai fait et malgré toutes les choses évoquées ci-dessus, je me sens plus épanouie et satisfaite que jamais sur le plan professionnel.

 

 

Je pense cependant qu’il faut être conscient(e) de la réalité de la situation, se poser les bonnes questions en fonction de sa propre situation et bien planifier le lancement de son activité, en se faisant aider, notamment. Si tu es plus ou moins sûr(e) de toi et de ton projet, alors lance-toi, le reste se mettra en place petit à petit et tu verras que, si c’est vraiment ce que tu souhaites faire et que tu le fais avec détermination, constance et passion, il a de très grandes chances que tu réussisses !

Quoi que tu rêves d’entreprendre, commence-le. L’audace a du génie, du pouvoir, de la magie - JOHANN WOLFGANG VON GOETHE

N’hésite pas à me laisser un commentaire et à partager cet article si tu l’as apprécié 🙂

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