COMMENT GÉRER LA SOLITUDE DE L'ENREPRENEUR(E)
Se lancer dans la vie d'entrepreneur(e) est un magnifique défi mais un défi avant tout. Dans cet article, je vous parle de mon expérience de la solitude.
Solitude, Entrepreneuriat, Blog, Inspiration
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Gérer la solitude EKKO STUDIO

Comment gérer la solitude de l’entrepreneur(e)

Quand j’ai décidé de me lancer dans la vie d’entrepreneure, je n’ai jamais vraiment pensé à la solitude. Pour moi, devenir entrepreneure, c’était vivre une vie exaltante à 100 à l’heure, entourée de partenaires et de clients et où il me faudrait répondre à 48 appels quotidiens, voler à mes rendez-vous, rencontrer 10 personnes par jour. J’étais à côté de la plaque.

Bien entendu, être entrepreneure c’est AUSSI tout ça mais il y a un aspect bien différent que je n’avais pas considéré au début: j’allais être seule, souvent et parfois trop. C’est en en parlant autour de moi, avec des amis (aspirants) entrepreneurs que je me suis rendu compte que j’étais loin d’être la seule dans le cas: tout le monde avait déjà ressenti ou ressentait à un moment ou à un autre, cette sensation d’être carrément (et désespérément) tout(e) SEUL(E). J’étais un peu rassurée.

 

 

La première fois que j’ai vraiment expérimenté cette « solitude de l’entrepreneur » c’était quelques mois après m’être « lancée ». J’étais dans mon bureau/salon un vendredi soir et je bossais sur un projet important que je devais rendre à l’un de mes clients pour le lundi suivant. J’ai reçu un appel d’une amie qui me demandait si je comptais les accompagner à une soirée et j’ai refusé, car j’avais trop de travail. Ce n’était pas la première fois que je déclinais une invitation de cette même amie, elle avait déjà essayé de me voir plusieurs fois, à des moments différents, et à chaque fois, j’avais dû lui dire non pour la même raison: je devais travailler. (Merci, Virginie, de ne jamais avoir renoncé 🙂 ).

 

 

Ce soir là, en raccrochant, je me souviens parfaitement avoir soudainement ressenti une immense solitude, un vide, une sensation d’isolement total, ce qui ne m’était encore jamais arrivé auparavant. Je me suis rendue compte que finalement, je passais le plus clair de mon temps seule. On m’avait prévenue mais là, je le vivais et la sensation était étrange et désagréable.

 

 

Pas le temps de me morfondre (j’ai du boulot !), il fallait faire quelque chose. Petit à petit, j’ai donc changé certaines de mes habitudes et j’ai trouvé des façons de « combattre » cette solitude chronique. Je partage avec vous mes petits trucs:

1. Trouver un groupe, une communauté d’entrepreneurs

Il existe un tas de personnes qui, comme toi, ont décidé de lancer leur activité. En quelques clics, tu peux trouver des groupes de gens motivés qui se réunissent de temps en temps pour aller boire un café près de chez toi et échanger des idées. Ces occasions sont idéales pour faire une pause, te créer un réseau, rebooster ton moral (non, tu n’es pas le(la) seul(e) dans le cas !) et peut-être même connaître ton futur meilleur ami.

 

 

Parfois, je fais ce que j’appelle mes « défis sociaux », le principe est simple: chaque semaine pendant un mois, je dois rencontrer une nouvelle personne et l’inviter à discuter autour d’un café. Quand je tombe sur une personne intéressante, inspirante ou juste ultra sympathique de ma région (souvent sur internet ou via le bouche à oreille), je lui écris donc un e-mail et lui propose de le(la) rencontrer.  Ça fonctionne dans 90 % des cas et j’ai déjà rencontré un tas de personnes tops de cette façon !

 

 

Les plus ? Chaque nouvelle rencontre est également l’occasion pour moi de parler de mon projet, de le faire connaître et à chaque fois, je gagne en confiance et je m’exprime avec plus daplomb (je souffre encore un peu du « syndrome de l’imposteur » mais je me soigne!). Ce que j’ai à apporter à la personne en face de moi? Un intérêt sincère pour ce qu’il(elle) fait, un regard neuf, de bons tuyaux et mes compétences (plusieurs de ces RDVs se sont terminés en partenariats !).

 

 

Autre option, les groupes Facebook ou Linkedin qui rassemblent plein de gens qui souhaitent entreprendre et qui recherchent, tout comme toi, un soutien et des réponses à leurs questions.

2. Changer de cadre

Travailler des heures face au mur de ton salon peut vite devenir un supplice chinois.

 

 

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Ainsi, et afin de préserver ta santé mentale, je te conseille vivement de changer de cadre de travail, de bouger. Un petit tour sur internet et tu trouveras plein d’endroits sympas pour travailler: des cafés aménagés pour ça, des espaces de coworking, des coopératives ou même l’appart d’un ami !

 

Les endroits ne manquent pas et tu verras que changer de décor et t’entourer de personnes qui bossent sur leur(s) projet(s) au même titre que toi te permettra d’améliorer ton rendement et de retrouver l’inspiration (qui s’était cachée sous le divan de ton salon).

3. Trouver un(e) mentor(e)

Quand travailler seul(e) te pèse, que tu ne sais plus comment te sortir d’une situation ou que tu sens que tu te disperses, il est toujours bon d’avoir une personne de référence, une sorte de « guide » qui est déjà passé par là et qui pourra t’aider à remettre de l’ordre dans tes priorités.

 

Les « mentors » (ça pourrait être le titre d’un film) peuvent être d’excellentes sources d’inspiration et répondre à toutes tes éventuelles questions. Alors c’est bien beau tout ça, mais qui sont-ils, ces fameux « mentors » ? Je te donne ici quelques idées:

 

 

  • Ton(ta) coach de groupe au sein de la coopérative d’activité avec laquelle tu as décidé de te lancer

 

  • Un(e) ami(e) ou une connaissance qui s’est lancé(e) avant toi et qui a déjà expérimenté les choses que tu es en train de vivre

 

  • Un coach « virtuel », j’entends par là une personne qui écrit des articles et/ou qui réalise des vidéos sur son expérience et qui conseille les gens. Souvent, ces coachs proposent aussi des formations sur différents thèmes essentiels lorsque l’on commence une activité (attention cependant à bien choisir ces formations, il y a vraiment de tout sur internet !)

 

  • Un(e) « business coach », une personne que tu peux aller voir et qui t’aidera à t’organiser et à prendre le recul nécessaire à chaque fois que tu sens que tu en as besoin.

4. Organiser ses priorités sociales

Être entrepreneur(e), c’est adopter un mode de vie à part qui peut être aussi enrichissant que complexe. Le temps s’organise différemment et, du coup, il se peut que ta vie sociale en prenne un coup. Être amis avec tout le monde, être de toutes les sorties et construire son business, surtout au tout début, s’avère souvent incompatible.

 

Ici, je ne suis pas en train de dire qu’il faut s’isoler et couper les ponts avec ses amis, je dis juste qu’un « tri stratégique » devra certainement être fait à un moment donné. Consacrer le peu de temps que tu as pour les autres à des gens qui sont importants pour toi, qui t’inspirent, t’aident et t’encouragent, à des personnes qui comprennent ce que tu fais ou qui, tout du moins, croient en toi et en ton projet.

 

Essayer de tout faire n’est pas, à mon sens, une bonne idée car cela fatigue et on fini vite par s’éparpiller et par perdre de vue ses priorités. Si la vie sociale est, bien entendu, essentielle il ne faut pas oublier que tes objectifs professionnels sont ta priorité pour le moment.

5. Ne pas oublier qui tu es et ce que tu souhaites vraiment

Il est possible que ton degré d’implication dans ton projet te fasse perdre certaines amitiés et, si cela arrive, il est possible que tu remettes tout ton projet (et te remettes toi-même) en question (NB: j’ai environ une « crise existentielle » par mois !). C’est normal est cela arrive à tout le monde, à un moment ou à un autre.

 

L’important est que tu te rappelles que l’on a tou(te)s des aspirations différentes et que le désir profond d’entreprendre, TON désir, est à la fois un cadeau et un fardeau (mais plus un cadeau quand même 🙂 ). Tu devras faire des sacrifices, passer des week-ends face à ton ordi, refuser des invitations, voire même perdre des amis (ou ceux qui prétendaient l’être), mais si tu es sûr(e) de ton choix et que tu persévères, les résultats que tu obtiendras en vaudront la peine (promis !).

 

NB: Tu verras aussi que d’autres amitiés naîtront autour de la création de ton activité, de quoi t’aider à reprendre confiance en la vie 😉

 

 

Je pense t’avoir exposé toutes les astuces auxquelles j’ai recours pour éviter de me laisser aller au désespoir face à la « solitude entrepreneuriale » qui m’envahit parfois (surtout le vendredi, donc).

 

 

Si j’aime travailler seule et être ma « propre boss », ce que cela implique n’en reste pas moins difficile à gérer par moments et c’est pour cette raison que j’applique tout ce que j’ai évoqué plus haut dès que le besoin s’en fait sentir en espérant vraiment que cela pourra t’aider aussi, peu importe l’état d’avancement de ton projet ou celui de tes relations sociales actuelles.

Si tu as d’autres conseils, j’adorerais que tu les partages avec moi en commentaire, je suis toujours à la recherche de nouvelles façons d’améliorer mon quotidien de jeune entrepreneure !

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